Et si l’on pouvait vivre avec une œuvre d’art sans avoir besoin de la posséder ?
En 1976, à Grenoble, naît une idée audacieuse : emprunter une œuvre d’art comme on emprunte un livre. C’est à la bibliothèque Kateb Yacine que voit le jour la première artothèque pérenne de France.
Depuis 50 ans, les œuvres circulent, quittent les lieux d’exposition et s’invitent dans les salons, les écoles, les associations ou les bureaux. Elles accompagnent des moments de vie, éveillent la curiosité et changent parfois notre regard sur le monde.
Aujourd’hui intégrée à la Bibliothèque d’étude et du patrimoine, l’artothèque de Grenoble compte près de 2 000 œuvres, entre estampes et photographies. Une collection vivante, enrichie chaque année, qui continue de faire entrer la création contemporaine dans notre quotidien.
Pour célébrer cet anniversaire, découvrez « L’art s’emporte : 50 ans de l’artothèque de Grenoble », une exposition qui retrace cinq décennies d’engagement pour un art plus accessible, avec une attention particulière portée à la photographie.
Une histoire qui résonne aussi avec l’obtention du label _Bicentenaire de la photographie_, décerné par le ministère de la Culture.
Et si l’essentiel n’était pas de posséder une œuvre, mais de prendre le temps de vivre avec elle ?
Une œuvre peut être chez vous sans être à vous.
Depuis 50 ans, l’artothèque fait la preuve que l’art ne s’emporte pas seulement : il circule, se partage et se vit au quotidien.
Laurence Ruffin
@photo : Mathieu Nigay
Laurence Ruffin est Maire de Grenoble depuis le 27 mars 2026
Jeudi 03 septembre 2026, AG Assemblée Générale de la direction des Sports à la halle Clemenceau.
Photo : Auriane POILLET © Ville de Grenoble 2026



