Laurence Ruffin

Présentation de mon projet et de l’équipe pour Grenoble 2026

33 mesures

Ce jeudi s’est tenue la grande soirée de présentation de notre projet pour Grenoble et de l’équipe que j’ai l’honneur d’animer pour le mener. L’ambiance était belle et joyeuse dans l’enceinte du Palais des sports, à l’image de cette campagne, avec plus de 400 Grenoblois.es présents !

C’était une grande étape pour nous. Enfin, nous pouvons partager notre projet, en en particulier les 33 mesures phares qui sont le fruit de rencontres avec les Grenoblois.es et de très nombreux groupes de travail avec tous les sympathisants volontaires.

Après les démonstrations de batacuda et de hip-hop, l’introduction d’Antoine, un grenoblois d’origine niçoise qui a poussé la porte du local de campagne un jour avec son grand sourire et qui se révèle un infatigable militant et un surprenant chauffeur de salle !

Je suis vraiment heureuse que se soit exprimée ensuite Wafa, au nom du groupe de femmes de la Villeneuve avec qui j’avais eu la chance d’échanger la semaine dernière.  Et puis c’est un plaisir de recevoir le soutien des Mêmes grenoblois, artistes reconnus qui sont fiers eux aussi, de leur ville, et l’expriment chaque jour par leur art !

Ma prise de parole m’a donné l’occasion de revenir sur mon parcours et mes motivations.
A commencer par ma rencontre avec Nirmine la semaine dernière dans le cadre d’une rencontre organisée par « Les oubliés de la République », une association qui propose aux personnalités politiques de marcher avec une personne qui raconte son histoire. Pour donner la parole à celles et ceux qui ne la prennent pas et à qui on la donne si peu. Nirmine, ancienne enfant de l’ASE m’a raconté son histoire de foyer en foyer et de famille d’accueil en famille d’accueil. Son parcours et sa détermination sans faille. Cette rencontre, comme beaucoup d’autres, m’a rappelé pourquoi je m’engageais. Pour une société qui donne la même considération à chaque femme et chaque homme. Une société qui partage, qui fait du service public une priorité, de l’école un levier d’égalité des chances, et qui fait vivre au quotidien les valeurs de la République.

Comme beaucoup à Grenoble ce sont pour ces combats que je me suis engagée. D’abord comme militante associative et dirigeante d’entreprise coopérative, et aujourd’hui comme candidate à la mairie. Parce que Grenoble est la ville où j’ai choisi de vivre, où je travaille, où j’élève mes enfants. Une ville que j’aime pour ses montagnes, son fourmillement associatif, économique, universitaire, sa diversité. Mais aussi pour sa trajectoire, de justice sociale et écologique.  

Je souhaite faire plus et porter pour la ville ce que je faisais déjà ailleurs : coopérer, porter des projets collectifs, en proximité des gens, avec un souci du bien faire.. 

Proposer une réponse forte, lisible, collective et désirable aux défis qui nous attendent.

Car j’ai le sentiment que nous sommes à un moment charnière. Crises climatiques, guerres, tentations autoritaires, repli sur soi… Jamais la menace de l’extrême droite n’a été aussi présente. Jamais la confiance dans la démocratie n’a été aussi fragilisée.

Grenoble est une terre riche d’inventions sociales, économiques et industrielles. La première grande ville écolo. Une histoire dans laquelle nous nous inscrivons pleinement et qui nous donne de l’élan et nous oblige.

La ville c’est un lieu ou l’on résiste, on le sait bien à Grenoble, ville compagnon de la libération, on le voit ailleurs comme à Mineapolis qui tient tête aux politiques anti immigration de Trump.

La ville est donc pour moi le bon niveau pour agir. Là où les décisions deviennent concrètes. Là où l’on peut faire avec les habitant·e·s, où l’on peut protéger, transformer la vie quotidienne. Elle nous permet de faire avec les gens en étant solide sur nos valeurs. La ville est aussi un beau terrain de jeu pour expérimenter, inventer comme cela a été fait à Bologne, avec les pactes de coopération, pour co-administrer des équipements de la ville entre élus et habitants. C’est grâce à ces initiatives locales que les politiques nationales progressent. On l’a vu ici avec les mutuelles de gantiers, prémisse de la sécurité sociale.

Nous avons besoin d’un nouveau cycle à gauche en France, mais aussi à Grenoble : uni, exigeant sur le fond, apaisé sur la forme, capable de parler aux électeurs de gauche bien sûr mais au-delà, au plus grand nombre des habitant·e·s de Grenoble. Mon engagement est né sur le terrain, dans l’économie coopérative, dans les luttes sociales. Je veux que nous incarnions une gauche de la proximité, une gauche du courage.

C’est de l’histoire de Grenoble, de ce moment de bascule et de cette envie de faire mieux qu’est né notre nouveau projet pour Grenoble . 

– Nous proposons un changement de méthode: coopérer et faire ensemble. 

Coopérer, c’est l’histoire de ma vie,je ne sais pas faire autrement ça prend du temps mais c’est plus solide on fera ensemble et on trouvera les modalités pour le faire des référendums pour des choix municipaux, des concertations, de la transparence. C’est que l’on me demande chaque jour sur le terrain.

Sur le fond, notre projet s’articule autour de 2 autres piliers: 

– protéger et améliorer le quotidien d’abord. Ce que les Grenoblois·e·s nous disent quand on va à leur rencontre : c’est une demande de pouvoir bien vivre, se soigner, se loger. Pour cela il nous faut agir sur les dépenses principales des ménages. Logement, transports, alimentation. Des services publics forts aussi, avec une attention particulière aux quartiers populaires.

Et répondre au besoin de sécurité, en marchant sur nos deux jambes: par la prévention, et par une présence de la police en proximité, sans jamais renier nos libertés. Renforcer la santé, la culture, le sport, prendre soin des aînés et de la jeunesse. La jeunesse, et l’enfance, nous en faisons notre priorité : investir sur l’école et sur l’extra scolaire, permettre à chaque enfant de partir en vacances et de découvrir la montagne, permettre aux enfants en situation de handicap d’avoir les mêmes chances que les autres.

– Notre troisième pilier, c’est inventer et préparer demain.

Pour que Grenoble soit une ville où l’on vit bien même l’été. Nous voulons végétaliser massivement. Nous voulons améliorer les conditions de vie des animaux, penser le développement de filières et une économie locale, circulaire, utile : réparer plutôt que jeter, produire ici et créer des emplois, lutter contre la marchandisation. Prioriser le partage, l’usage et la sobriété. Repenser l’espace urbain pour favoriser les rencontres. Créer des lieux couverts publics avec des bancs, des tables, des jeux, pour que les Grenoblois.es s’y retrouvent. Mutualiser les biens, les lieux, soutenir les commerces de proximité : voilà des leviers pour un centre-ville vivant, pour une ville humaine, solidaire et conviviale.

Je partage ici 3 illustrations :

1. La santé : nous nous engageons à créer deux centres de santé pour que chaque secteur en soit doté, pour faciliter l’accès au soin, et en faisant avec les habitants comme avec le collectif de Saint Bruno.

2. Le logement : c’est un droit, la base de la dignité. Nous nous engageons à plafonner les loyers, à défendre les locataires, à lutter contre le logement vacant, à trouver avec l’Etat des solutions pour celles et ceux qui dorment dehors ou dans des écoles. Nous voulons qu’à terme notre ville atteigne les 30 % de logement sociaux.

3. Se baigner dans l’Isère : parce qu’il faut continuer à rêver et à anticiper. Parce que ça crée du lien dans la ville, ça rafraîchit les jours de canicule, c’est un moment de plaisir.

Voilà. Notre cap est clair : coopérer pour faire ville ensemble, protéger pour réduire les inégalités, inventer pour préparer l’avenir.

Grenoble mérite un nouveau projet à la fois fidèle à ses valeurs et efficace dans l’action, un projet radical et inclusif, féministe et antiraciste, exigeant et humain.

Notre projet a été écrit à plusieurs mains, c’est le fruit d’un travail collectif dont nous sommes fiers. C’est donc aussi un collectif qui a présenté jeudi nos 33 premières mesures pour 2033, avant l’annonce d’autres mesures chaque semaine par thématique.

Les 33 mesures peuvent être retrouvées sur le site oui-grenoble.fr.

C’était ensuite une grande émotion pour moi de voir les 60 colistiers nous rejoindre sur scène. Une équipe solide, riche de l’engagement de ses membres dans la vie associative et économique de la ville. Une équipe qui marche sur ses deux jambes avec pour moitié des candidat·e·s issu·e·s et proposé·e·s par les 9 partis politiques et mouvements de notre collectif, et pour moitié des personnes de la société civile. C’est aussi une liste nouvelle : nous avons la chance de nous appuyer sur l’expérience de 13 élu·e·s de Grenoble en commun qui ont accepté de faire encore un morceau de chemin avec nous et pour Grenoble, et nous avons la chance de compter sur 48 nouvelles et nouveaux pour incarner un nouvel élan.

Et c’est une équipe avec une diversité de profils, candidat·e·s de tous les quartiers de la ville et de tous les âges – de la benjamine de 21 ans au doyen de 82 ans. Une équipe que je remercie du fond du coeur pour leur engagement, et avec qui j’ai déjà beaucoup de plaisir à travailler.

Alors certes, nous n’avons pas réussi à atteindre la parité sociale que nous souhaitions. C’est important de porter une liste plus représentative : aujourd’hui encore, les ouvriers et les employés sont les grands absents des assemblées élues, alors qu’ils représentent la moitié du pays. C’est un travail au long court pour que nos élus ressemblent vraiment à la population, sur lequel nous nous engageons.

Un sondage était sorti le matin-même, nous plaçant favoris, tant mieux, je ne vais pas ignorer les bonnes nouvelles. Mais ça reste un sondage et rien n’est acquis. Tout se jouera par notre mobilisation pour créer de l’envie, de l’adhésion… et gagner !
Quelle belle soirée et que d’énergie transmise par tous ces sympathisants !

 

Laurence Ruffin

 

Equipe de campagne
Equipe de campagne

Laurence Ruffin, grenobloise depuis 20 ans, est la candidate pour les municipales 2026 à Grenoble pour l’Union de la gauche écologiste et citoyenne.

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